Vanessa Lemoigne, journaliste sportive, quitte le football.
Vanessa Lemoigne, de beInsports, a couvert la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Et a interviewé les protagonistes, à la fin de la rencontre, entre le Maroc et le Sénégal. (0-1) La fin du match a connu plusieurs incidents et s’est terminée dans une atmosphère électrique avec les joueurs sénégalais qui voulaient quitter le terrain, pour un pénalty litigieux … Fou ! Elle dit : « À ce moment-là, je ne sais pas si les deux jeunes que j’ai vu sortir sur une civière, inanimée, sont en vie. Je ne parle pas de football. Des supputations d’arrangement pour la « paix » circulent sur les réseaux. Je dois poser les questions et cette question-là sur le penalty pour que la réponse de l’un des acteurs existe», explique-t-elle.
Ses questions aux joueurs ont déchaîné en masse des propos très violents et une campagne de cyberharcèlement s’est déclenchée et bien entendu par des comptes anonymes.
Très peu de confrères de sport ont jugé utiles de manifester leur solidarité voire ont, par leur propos, amplifié les dénigrements en ligne.
Quelques jours après, la journaliste de BeiInSport a annoncé qu’elle quittait le football. Elle travaillait à beinsports depuis 2012. Son parcours : extrait : « Vanessa Le Moigne se fait très vite remarquer grâce à son savoir encyclopédique sur le foot et le sport ».

🎤 Soutien 100% à vanessa Le Moigne
✅ Toutes les femmes de sport sont là ✅
✔️ Je me joins à la déclaration de Femmes Journalistes de Sport en l’adaptant parce que le sexisme, le machisme, voire le masculinisme affectent toutes les femmes dans la société. (1)
🗣️Aujourd’hui, je rejoins la parole de ces professionnelles du sport pour faire une seule voix.
➕ Le départ de Vanessa Le Moigne n’est pas un simple choix de carrière et ne découle pas d’un seul événement.
➕ C’est le reflet d’une réalité devenue insupportable.
🛑 Insultes, remarques sur le physique, remise en cause permanente de la légitimité des femmes dans le sport :
🔛 Le cyberharcèlement d’une part, le sexisme banalisé d’autre part également présent dans de nombreuses rédactions ainsi que dans les organisations sportives ne sont pas « le prix à payer » pour réaliser les différents métiers.
✅ Nous ne nous tairons plus.
✅ Nous ne partirons plus en silence.
🫵Il est temps que le monde du sport, ses instances et ses plateformes prennent leurs responsabilités.
💪 Une voix est un murmure. Cent voix sont un cri 🗣
😱 Pas une instance n’a bougé, n’a dit un mot de soutien ? De regret ? D’empathie ? De solidarité ? Et son employeur ?
😱 Être une femme au cœur du sport, et du football a toujours été très difficile !
Il faut une résilience forte, une détermination sans faille, un engagement de tous les instants, une passion unique pour passer outre les réflexions, les mises en cause, les remises en question, les doutes voire le dénigrement, les critiques négatives juste à cause de votre genre. Je le sais.
En 2026, il aurait pu être espéré, pensé que la compétence pouvait être enfin saluée et une solidarité des instances manifestée. La passion pour le football, ce jeu collectif magnifique vecteur d’émotions plurielles, n’a pas de genre !
J’ai eu l’opportunité d’être interviewée par Vanessa Lemoigne, il y a quelques années : une professionnelle remarquable avec une attention réelle à l’autre.
(1) Le rapport du Haut-Conseil sur l’Egalité Femmes-Hommes publié cette semaine constate une amplification de ces phénomènes. Le sexisme hostile(attitude dévalorisante envers les femmes en augmentation) est minoritaire mais « socialement prégnant » : 17% des 15 ans et plus, soit près de 10 millions de personnes, adhèrent au sexisme « hostile ». Il s’agit en majorité d’hommes (23%), toutefois, souligne l’étude, la part de femmes favorables à ces idées n’est pas négligeable (12%). : à découvrir
Communiqué des femmes journalistes de Sport

