CM2026 : 150 à 10, le football et son score unique !

La Coupe du Monde masculine vient de commencer aux Canada, Mexique, USA le jeudi 11 juin 2026. Avant même le coup d’envoi de l’épreuve planétaire, nous avons relevé le plus gros score du tournoi qui relève de la mixité insuffisante On n’ose même pas parler de « parité » ou d’égalité des chances dans les médias pour les femmes !

Co-présidentes de l'association FJS
Co-présidentes de l’association FJS

L’Association Femmes Journalistes de Sport (co-présidée par Syanie Dalmat et Mejdaline Mhiri) a été créée en 2021. Forte de 250 adhérentes, celles-ci ne veulent plus être invisibilisées, discriminées et même harcelées. Cette même année, elles ont publié une charte pour plus d’égalité dans les rédactions sportives. Soixante et une rédactions nationales et régionales l’ont signée !

Trois ans après un premier bilan, lors de cette présente saison qui se terminait par la Coupe du Monde masculine, l’Association et Sandy Montanola – enseignante-chercheuse au laboratoire CNRS Arènes (Université de Rennes) viennent de rendre publique les résultats d’une nouvelle étude. Elle concerne la présence des femmes dans les rédactions sportives en France.

. Les données de cette analyse ont été réalisées sur

  • 65 rédactions et donc environ
  • 2.000 journalistes (f/h) à partir des effectifs de l’année 2025.
Femmes Journalistes dans le sport
Femmes Journalistes dans le sport

. 15 % à 17 % : évolution du pourcentage de femmes entre 2022 et 2025 dans les rédactions sportives. A noter que cette évolution reste très en-dessous de la profession de journaliste en général,

Femmes Journalistes dans le Sport
Femmes Journalistes dans le Sport

. 25% environ de rédactions ne comptent aucune femme dans les rédactions recensées

. A noter que plusieurs rédactions ont refusé de communiquer leurs chiffres

Le sport est un secteur encore souvent plus inégalitaire pour les femmes que bien d’autres activités économiques en France.

Dans tous les métiers – fonctions techniques et/ou administratives, les fonctions de direction, de gouvernance du football notamment, les femmes ne sont pas souvent réellement à la tête des orientations stratégiques déterminantes pour la politique sportive qui n’embrasse pas une vision égalitaire.

On le voit au niveau de la sémantique puisqu’il est toujours considéré qu’il y a « le football » et le « football féminin » : ce qui n’a aucun sens. Cela continue à donner place à une sous-catégorisation … où finalement on ne sait pas très bien de quoi on parle ?

Pour mémoire, malheureusement, c’est aussi une réalité dans le sport français ne compte que quelques femmes à la tête des fédérations. 83% d’hommes occupent le poste de président. C’est un sujet majeur pour l’orientation des politiques sportives. Les femmes sont bien trop souvent assignées à développer la place des femmes, les compétitions sportives féminines, la formation des femmes … Une vision partagée (une femme et un homme) sur les grands dossiers internes – sans genre – dans les instances fédérales pourrait faire évoluer les mentalités

La mixité est le socle pour prendre en compte toutes les réalités, éviter les angles morts et avoir une vraie lucidité pour résoudre les crises.

Les femmes doivent être les parties prenantes à toutes les tables de décisions ! Toutes. Les femmes représentent 52% de l’humanité.

On sait que : plus de mixité, c’est :

Ce jour-là, les femmes s’arrêtent !

Et les hommes ce jour-là ?

Les hommes engagés affichent leur soutien, communiquent sur ce rendez-vous du mardi 13 octobre !

Ils soutiennent le mouvement en assurant les tâches habituellement portées par les femmes.

Ils seront en charge de la garde des enfants auprès des publics prioritaires : les familles monoparentales, des personnes vulnérables et des personnes âgées.